Expérimentation E+C- : aperçu de la réglementation

Expérimentation E+C- : aperçu de la réglementation

Expérimentation E+C- : aperçu de la réglementation des bâtiments de demain

 

L’expérimentation « énergie positive et réduction carbone », plus communément appelée E+C a été lancée officiellement par le CSTB depuis fin 2016. L’obtention d’un label E+C conditionne d’ailleurs aujourd’hui l’obtention des labels Effinergie+ et BBCA.

 

Ce nouveau label, réservé aux constructions neuves, propose un nouveau système d’évaluation de la performance thermique et environnementale des bâtiments. Deux changements majeurs viennent compléter les exigences de la RT2012 :

  • l’évaluation des consommations de tous les usages annexes jusqu’ici non considérés par l’indice Cep, via le nouvel indice Bilan BEPOS ;
  • l’exigence d’une analyse de cycle de vie (ACV) du bâtiment avec des valeurs références pour les indices Eges et EgesPCE.

Le label attribut au bâtiment un niveau de performance pour la thématique « Energie » d’une part sur une échelle de 4 niveaux (E1 à E4) et pour la thématique « Environnement » d’autre part, sur une échelle à 2 niveaux (C1 et C2). Peut donc prétendre au label E+C un bâtiment respectant au minimum les critères E1C1.

Concernant la thématique énergie, les exigences de performances ont été revues à la hausse :

  • dès le niveau E1 l’indice Bilan BEPOS demande une baisse des consommations par rapport au niveau RT2012 ;
  • au niveau E3 une production d’énergie renouvelable minimale est obligatoire ;
  • le niveau E4 est le niveau le plus ambitieux. Il exigence une performance bâtiment passif, soit un bilan positif entre consommations primaires et production d’énergie locale.

Si la démarche est aujourd’hui volontaire, le CSTB annonce clairement son intention de préparer les acteurs à la future réglementation RT2020. Notamment, l’analyse de cycle de vie deviendra obligatoire et le calcul des consommations en énergie primaire de tous les usages s’inspirera fortement de l’indice Bilan BEPOS.

Ces nouvelles exigences feront la part belle aux technologies innovantes et performantes, aux énergies propres et aux matériaux de constructions à faible impact environnemental, dont la demande est encore faible aujourd’hui.

En outre, contrairement à ce qui avait été prévu initialement, et compte tenu de la rotation politique récente, la RT2020 ne devrait pas être officialisée en 2018. Selon le CSTB, il est probable que l’expérimentation E+C se poursuive afin d’alimenter les débats techniques sur la future réglementation et y opérer des ajustements à la marge. Par ailleurs, le CSTB souhaite se donner du temps pour préparer en amont le moteur de calcul officiel, laisser le temps aux éditeurs de logiciels agréés de l’intégrer, et ainsi ne pas reproduire le démarrage confus de la RT2012.

 

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